13 Avr 2010

L’éco-conduite au permis de conduire

Par nécessité, le permis B est le premier examen de France. Dans un sens, heureusement que ce n’est pas un diplôme car son taux de réussite ne dépasse même pas les 52%

Presque un Français sur deux au repêchage

Imputons ce chiffre sévère avec un niveau de difficulté nécessaire pour faire de nous de bons apprentis conducteurs et ainsi éviter d’augmenter d’autres taux, ceux-la plus graves : les accidents de la route et les infractions du code de la sécurité routière.

D’ici le mois de mai 2010, la réforme sur le permis de conduire (à l’essai depuis janvier 2009) sera généralisée à tous les examens pratiques. Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) s’est attelé à un grand chantier qui concerne 1,5 millions d’épreuves pratiques chaque année en France.

Sa principale nouveauté concerne l’évaluation fondée sur un « bilan de compétences » où le candidat devra obtenir 20 points minimum sur 30. Nous ne traiterons pas ici les délais et les coûts à l’obtention. C’est un débat qui sera suffisamment chaud d’ici l’été ..

Prime à la cool attitude ?

Pas du tout !  Le critère qui nous intéresse ici est l’éco-conduite, qui fait son apparition et qui vaut 1 point. C’est un bonus, mais il faudra le mériter : lors de l’examen pratique, chaque candidat sera en autonomie totale pendant 5 minutes et devra prouver sa capacité à économiser du carburant et à anticiper les situations de conduite (non, à l’orange, on n’accélère pas ! on ne pile pas non plus !)

Bon, on est d’accord : 5 minutes pour prouver à l’inspecteur sa propre capacité à adopter un comportement prudent + être responsable en circulation + préparer et gérer son déplacement + faire des économies de carburant en roulant, quand on est stressé, cela ne paraît pas si évident que ça … Mais rassurez-vous, vous aurez toujours un minimum de 20 heures pour vous exercer.

L’éco-conduite, on en parle beaucoup. Espérons désormais que les apprentis conducteurs de ce nouveau crû deviendront sur la route un exemple pour les autres (conducteurs du siècle dernier) et que leur comportement routier participera à la prise de conscience collective comme quoi il est urgent d’adapter – Tous et toutes – notre conduite de manière à économiser la consommation de carburant et à limiter les rejets de gaz à effet de serre, tout en maintenant de bonnes conditions de sécurité.

Ah, au fait ! Jeunes conducteurs, il y a une seule chose qui ne changera jamais : Il faut de l’expérience pour maîtriser son véhicule. L’éco-conduite, c’est pareil ..

 Conclusion, nous voilà tous en formation 🙂

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