6 Oct 2019

Vintage : Coupé Honda Civic 1996

Selon les générations et divers millésimes, la Honda Civic fut proposée en France avec de nombreuses carrosseries au choix : 3 portes, 4 portes, coupé CRX, break Aerodeck et même coupé 4 places. 

 Les Hondaphiles sont unanimes à trouver que la Civic de 5e génération (fin 1991/1995) était la plus réussie au plan esthétique avec sa silhouette surbaissée. Mais tous admettent qu’elle fut la moins pratique. C’est pourquoi la Civic 6eme génération jugée moins sexy gagna quelques centimètres en hauteur ainsi qu’en longueur pour offrir une assise plus haute et un coffre plus généreux tandis que sa suspension se fit plus souple et sa mécanique plus discrète. 

Dès la 5e génération, Honda multiplia ses carrosseries en extrapolant un coupé 4 places produit aux USA destiné aux principalement à la clientèle US appréciant ce style de carrosserie. Entre 1994 et 1995, Honda France importa même ce coupé trois volumes dérivé de la berline dont les 4,40 m de long autorisaient 4 vraies places et un vaste coffre.  Le constructeur remis le couvert en dérivant, de nouveau, un coupé sur la base de la 6eme génération lancée en France le 6 novembre 1995. Les Européens découvrirent ce nouveau coupé au salon de Genève 1996 qui fut importé dans l’hexagone dès le mois d’avril à un tarif fort compétitif toujours produit aux USA contre Swindon pour la nouvelle Civic.

Un coupé familial

S’il reprenait la face avant de la berline reconnaissable à ses gros phares protégés par une bulle, il proposait une ligne plus étirée culminant à 4,45 m avec une hauteur accrue portée à 1,38 m. Bâti sur l’empattement (2,62m) de la berline 4 portes il avait l’avantage d’offrir une très bonne habitabilité pour quatre personnes plus un coffre géant de 400 litres contre 208 litres pour la 3 portes. En fait, c’était un coupé plus familial que sportif. 

Deux motorisations étaient proposées chez nous. Soit le 1600 cm3 16 soupapes à injection délivrant 105 ch pour la version 16S, soit le VTEC 1,6 l à distribution variable donnant 125 ch. Chaussée de pneus plus épais (185X14) cette dernière version pointait le H de son capot plongeant à 192 km/h mais surtout disposait de reprises plus toniques que la 16 S et d’un équipement plus généreux.  Le coupé proposait des jantes en alliage léger, la climatisation, l’ABS, vitres teintées et un toit ouvrant électrique, réglage automatique des phares, direction à assistance électrique, etc. Des gadgets que ses concurrentes françaises n’offraient pas alors et qui faisait le charme des Honda vendues sans option excepté la peinture métallisée facturée 2000 francs ! Il était possible d’avoir aussi une boîte de vitesse automatique de type CVT.

On notait une nette progression de la finition entre les deux générations 

Plus doux, plus confortable

J’ai pu rouler une semaine entière au volant d’un coupé 16 S qui m’avait bien plu excepté la couleur verte métal un peu flashy à mon goût. Surtout dans cette version 105 chevaux, ce n’était pas un coupé sportif mais il compensait cette puissance moyenne par une bonne souplesse de son 1600 cm3 au silence de fonctionnement bien supérieur à celui de l’ancienne génération. Sa suspension était plus souple, sa direction précise et sa consommation assez faible qui m’avait fait pester cependant sur la faible capacité du réservoir d’essence de 45 litres. Il avait l’avantage d’offrir 4 vraies places et notamment à l’arrière où ses occupants n’étaient pas obligés de baisser la tête pour voyager confortablement

Long de 4,45 m, il pouvait accueillir 4 personnes et tous leurs bagages 

 Las, le segment du coupé qui avait connu un gros succès quelques années plus tôt était en chute libre et ses ventes furent décevantes. Honda préféra arrêter son importation en avril 1998 au profit de la Civic break Aérodeck que nous évoquerons un jour dans le Blog Honda. Certainement à cause de se relative rareté, ce coupé (D16X7 et D16X8 pour le spécialiste) est très recherché des Hondaphiles qui appliquent sur lui un tuning assez discret généralement de bon goût portant sur les jantes et l’aileron sans oublier la mécanique VTEC qui ne demande qu’à produire des chevaux supplémentaires. D’ailleurs, j’avais pu essayer lors d’une présentation un coupé VTEC préparé appartenant à un personnel de Honda France dont le compte-tours montait allégrement à 9000 tr/mn dans une sonorité enivrante… 

Honda avait auparavant importé le coupé EJ1 en 1994 et 1995 qui se distinguait par une face avant plus aplatie
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