21 Juin 2019

60e Grand Prix de France F1 : Huit questions à Pierre Gasly pilote Red Bull-Honda

Après un très remuant tour de manège en passager du rallyman Sébastien Ogier, pendant lequel il avoue avoir eu « la peur de sa vie », le normand Pierre Gasly, 23 ans – qui participe ce week-end au 60e Grand Prix de France F1 au circuit Paul Ricard, aux commandes d’une Red Bull RB15 motorisée par un moteur Honda V6 Turbo Hybride – s’est bien amusé mercredi soir lors d’un match de football. Organisé à Bandol, celui-ci a opposé des pilotes à bon nombre de vedettes du ballon rond, sous l’égide de l’Association Jules Bianchi, qui récoltait des fonds pour offrir un simulateur destiné aux Service des cérébraux-lésés de l’Hôpital l’Archet du CHU de Nice.
Nous l’avons rencontré.

1 – Pourquoi avez-vous participé à cet événement, aux côtés notamment de deux compères de la F1, Daniel Ricciardo et de Charles Leclerc ?

« Pour moi comme pour tous, c’était surtout le moyen de se rappeler Jules Bianchi et d’aider son association, de se réunir avant le Grand Prix de France pour une bonne cause en présence de sa famille. Nous étions tous proches de lui et on n’oublie pas Jules.

« Mon problème c’est que, comme d’habitude, je me suis vite pris au jeu dans ce match qui ne devait être qu’une mise en jambes, j’ai eu beau essayer de faire attention parfois c’était chaud… mais je me suis régalé ! »

2 – Vous avez entamé votre semaine du Grand Prix de France dans le siège du copilote d’un autre pilote Red Bull, le sextuple champion du monde des rallyes Sébastien Ogier. Et alors ?

« J’ai vécu des expériences remuantes, mais je crois que celle-là même si elle fut excellente, a été l’une des plus folles qu’il m’ait été donné de vivre. Ce n’était pas sur de l’asphalte propre comme en circuit mais avec plein de terre et de graviers. C’est peut-être fou à dire, mais dans chaque virage je croyais qu’on allait se sortir. J’étais plus que remué… disons choqué. »

Grand Prix Formule 1 Présaison Honda Barcelone 2019

3 – Dimanche, vous prendrez le départ de votre deuxième Grand Prix national avec une ambition particulière ?

« L’an passé, j’ai vraiment compris que c’était une chance de voir la F1 revenir en France. C’était ma première saison complète avec Toro Rosso. Mais le dimanche, en course, dès le début (victime de l’accrochage avec Esteban Ocon et Romain Grosjean) ça n’avait pas été évident du tout pour moi. Et j’étais extrêmement déçu. »

4 – Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

« Avoir le public avec soi procure une énergie supplémentaire. J’arrive en pleine forme mentale et physique, impatient d’attaquer le week-end de course afin d’essayer d’obtenir le meilleur résultat possible, pour l’équipe et pour moi, mais aussi pour tous les fans qui viennent nous soutenir. La Red Bull est très compétitive et je veux que ce soit un très bon week-end. J’ai hâte que ça commence ! »

5 – Vous sentez-vous bien armé ?

« Nous avons encore une nouvelle évolution du moteur Honda, et j’espère qu’elle va apporter du gain en performances pures pour se bagarrer aux avant-postes. Même si les Mercedes et Ferrari sont très rapides, on va tout donner pour essayer d’aller les chercher. »

6 – Vos supporters seront principalement installés dans une tribune qui vous sera dédiée, la « Beausset 3 », qu’est-ce que cela vous fait ressentir ?

« Grâce à l’organisation du Grand Prix de France, cette tribune spéciale sera pour moi quelque chose de vraiment fun. Je compte sur le soutien de mes supporters, que je passerai d’ailleurs voir avant la course. Le public et les fans de F1 font pour moi partie intégrante du succès des Grands Prix, et chaque fois que je le peux je les rencontre. »

7 – Les pilotes de F1 choisissent leur numéro de course, pourquoi avez-vous retenu le 10 ?

« Tous les numéros ne sont plus disponibles depuis un moment… J’ai donc choisi le 10, non parce que je suis superstitieux mais tout simplement parce que c’est en particulier le numéro de course que j’avais en 2013 quand j’ai remporté l’Eurocup en Formule Renault. »

Grand Prix Formule 1 Présaison Honda Barcelone 2019

8 – La saison des transferts débute avec l’été qui est là, et son lot d’informations contradictoires, voire de rumeurs, qu’en dites-vous ?

« Les rumeurs, il y en a toujours, elles font partie du sport. Je préfère rester concentré sur ce que j’ai à faire, piloter, m’améliorer et progresser. La réussite est toujours le fruit du travail pas du hasard… Et même si depuis le début du championnat je n’ai pas eu la réussite espérée, j’ai le sentiment que nous travaillons régulièrement dans la bonne direction et que mes performances vont évoluer. »

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